PROMENADES SOLAIRES

A l'occasion de ces rencontres, c'est la ville de Saint-Joachim qui nous accueille.

 

Très volontaire sur le développement du solaire, Saint-Joachim a intégré du solaire sur ses bâtiments et en ombrières pour répondre à ses besoins énergétiques.

Voici plus d'informations sur les projets solaires de la commune et un avant-goût de ce qui vous attend en choisissant l'une des deux promenades solaires ...

L'énergie solaire au cœur des projets de Saint-Joachim depuis 10 ans

En 2008, la ville de Saint-Joachim s'est tournée vers le solaire après une prise de conscience "au départ économique" pour réduire les frais de fonctionnement des équipements municipaux.

 

Plus d'infos :

Site de la CARENE

Saint-Nazaire Agglomération

Le cimetière, bientôt équipé d'énergie solaire !

La commune de Saint-Joachim poursuit ses projets solaires avec des ombrières qui protègeront les allées du cimetière et permettront de produire de l'énergie.

 

92% des habitants se sont dit favorables à cette démarche lors d'une consultation lancée par la mairie.

Source :

Vidéo TéléNantes sur Ouest-France

Quand la volonté de réduction des coûts permet d’atteindre des objectifs de développement durable.

La transition énergétique de la commune est née de la prise de conscience de la baisse des dotations de l’état et de la montée des prix de l’énergie. À cette époque le coût de fonctionnement des bâtiments communaux atteint un million d’euros. Parallèlement, la commune veut investir dans de nouveaux équipements sportifs sans augmenter les frais de fonctionnement.

Le choix du solaire s’est opéré autour ce double objectif : investissement et réduction des coûts.


Depuis 2010, les élus ont engagé une stratégie ambitieuse de réduction des coûts énergétiques de leurs bâtiments communaux en misant d’abord sur la technologie photovoltaïque simple, puis, à partir de 2019, de l’aérovoltaïque, une technologie récente qui permet de récupérer la chaleur produite sous les panneaux solaires pour ensuite l’insuffler dans les bâtiments sous forme de chaleur l’hiver ou de fraicheur l’été. 


Le dernier projet, une centrale solaire citoyenne solaire qui doit voir le jour en fin d’année, est encore plus ambitieux, et cela à plusieurs titres :


- Sur le volet urbain d’abord, la centrale solaire prendra place sur le cimetière. La commune ouvre de nouvelles perspectives de libération du foncier pour la production d’énergie tout en palliant un problème récurrent lié au sol marécageux. En effet, chaque hiver, le cimetière subit des remontées d’eau qui abiment les sépultures, une situation problématique relayée par les habitants chaque année. Les ombrières vont permettre de canaliser l’eau vers de grands réservoirs dédiés à l’arrosage des stades de foot tout proches, solutionnant au passage la question de l’entretien de ces grands espaces engazonnés l’été. Un bon investissement quand on sait que l’arrosage d’un terrain de foot, avec une bonne gestion, c’est 3000 m3 l’année dont 2000 m3 l’été.


- Sur le volet démocratique ensuite, la commune s'ouvre au portage citoyen. Une communauté d'énergie citoyenne est en cours de constitution pour financer les panneaux et c’est elle qui décidera du choix du prestataire. Chaque famille disposant d’un compteur linky pourra acquérir quatre panneaux pour le prix de 1800 euros HT et consommer leur production d’électricité qui devrait varier entre 1500 et 1800 kwh par an. L’économie annuelle sur la facture d’énergie devrait se chiffrer entre 250 et 300 euros. Le surplus pourra être revendu par la communauté d’énergie citoyenne.
 

Saint-Joachim, commune exemplaire

Avec ce dernier projet, la commune s’apprête à atteindre les objectifs de la COP21 de produire 25 % de l’équivalent de consommation d’énergie globale avec des énergies vertes d’ici 2030. Concernant les objectifs du Plan Climat Air Energie de la Carene, l’agglomération de Saint-Nazaire classe Saint-Joachim parmi les meilleurs élèves.

Aujourd’hui la démarche de la commune a évolué : l’énergie produite par les centrales solaires est consommée par la commune. Les élus réfléchissent aujourd’hui à des solutions de stockage de l’énergie pour maitriser les flux.

Une méthode pragmatique et volontaire

Un travail en binôme élu/agent


Ces expériences ont été réalisées en lien tenu avec un binôme d'agents municipaux très investis sur le volet technique et financier. Ils évaluent en continu l'efficience des investissements réalisés grâce à des outils de contrôle placés sur l'ensemble des bâtiments de la commune. 


S’appuyer sur l’expérience d’autres collectivités.


Avant de se lancer, les élus se sont déplacés dans différentes villes de France. Par exemple, avant de mettre en place la technologie aérovoltaique, les élus sont allés à Castelnaudary (Aude) et à Carmaux (Tarn) pour visiter des opérations similaires. Ils se sont également appuyés sur l’expertise d’entreprises privées locales comme SYSTOVI basée à Carquefou ou Cap technologique, développeur basé à Nantes. 


Se saisir des opportunités


Le déploiement de centrale solaire photovoltaïque puis aérovoltaïque, s’est accompagné de la mise en place d’outils de capteurs pour maitriser les dépenses de fonctionnement, notamment liées au chauffage. Des sondes ont été déployées sur l’ensemble des bâtiments communaux pour mettre en cohérence consommation et température. Une opération inopinément facilitée par la mise en place du réseau de vidéo-protection réalisé un peu plus tôt. Fonctionnant par pont-radio, cette technologie de l’entreprise vendéenne CTV a permis de se passer d’abonnement coûteux d’opérateur télécom. 


…et un budget dédié


Dès le début, la commune a fait le choix d'une gestion municipale en portant les aménagements en fonds propres sur le budget principal et en créant un budget spécifique "énergie" pour souscrire les emprunts des équipements "solaires", remboursés par les bénéfices générés par la production énergétique.